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Santé

Maud Brechet : infirmière en pratique avancée au CHU de Poitiers

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Infirmière en pratique avancée : pour la valorisation des compétences

Maud Bréchet a exercé sa profession tout d’abord en médecine interne pendant dix ans puis dans l’unité de médecine polyvalente post-urgence pendant plus d’un an. C’est alors qu’elle se questionne sur la suite qu’elle souhaite donner à son parcours professionnel. « A ce moment, j’avais acquis des compétences et des connaissances que j’avais envie de valoriser. Je voulais avancer dans mes pratiques ». Par un heureux hasard, ce questionnement a surgi à la même période que le décret concernant les infirmières en pratique avancée (IPA). Celui-ci offrait tout ce que Maud attendait de son métier. Elle est donc partie suivre une formation de deux ans à l’université Paris-Diderot de Paris, en septembre 2019, pour devenir infirmière en pratique avancée en hématologie. La formation a consisté en un approfondissement des connaissances cliniques et médicales, des sciences infirmières, des cours de pédagogie, d’analyse de pratique, d’anglais et de recherche. Deux stages en milieu hospitalier s’en sont suivis. Le premier de deux mois, effectué à la maison de santé de Vouneuil-sur-Vienne (86) auprès de médecins généralistes, avait pour objectif d’apprendre à mener une consultation, à ausculter les patients, renforcer les connaissances cliniques et connaître le réseau de ville. Le second de cinq mois, effectué au sein du pôle régional de cancérologie du CHU de Poitiers, a comporté la mise en place d’une activité clinique infirmière en pratique avancée en hématologie, l’acquisition de connaissances en hématologie et la découverte du fonctionnement d’un pôle régional de cancérologie.

Infirmière en pratique avancée pour un élargissement des compétences et des missions

Diplômée infirmière en pratique avancée depuis juillet 2021, Maud Bréchet a commencé son activité d’IPA en hématologie à Châtellerault, courant septembre, puis à Poitiers, fin novembre. Ses missions d’IPA ont pour objectif d’améliorer l’accès aux soins ainsi que la prise en charge des patients en réduisant la charge de travail des spécialistes sur des pathologies bien spécifiques. Elles sont réalisées dans le cadre d’un protocole d’organisation qui précise les modalités du travail en commun avec les médecins. Ce sont les médecins qui posent le diagnostic et définissent la prise en charge thérapeutique des patients dont Maud assure ensuite le suivi. Elle est habilitée à prescrire des médicaments et certains dispositifs médicaux, à renouveler ou à adapter certaines prescriptions médicales mais c’est le spécialiste qui reste décisionnaire sur les changements thérapeutiques. Si son projet de formation IPA ne concernait que le site de Châtellerault, lors de son stage de deuxième année au pôle régional de cancérologie, elle s’est vue proposer un poste à temps partagé sur les deux sites. « J’ai accepté malgré la distance parce que c’est une opportunité au niveau des connaissances et de ma pratique ». Les missions de Maud sont variées d’un site à l’autre : validation de chimiothérapie pour des leucémies myéloïdes et des consultations externes à Poitiers en collaboration avec les docteurs Maria Pilar Gallego Hernanz et José Miguel Torregrosa Diaz; et des consultations externes, des consultations d’annonce et du suivi de thérapies orales – activité qu’elle a mise en place – à Châtellerault en collaboration avec le Dr Thomas Systchenko.  En plus de ces missions cliniques, Maud a des missions transversales de formation de ses pairs, d’amélioration des pratiques professionnelles et de recherche. Elle fait partie du jury d’évaluation des sciences infirmières de la formation IPA proposée cette année à la faculté de médecine de Poitiers. A la question de savoir ce que cela lui fait d’être l’un des premiers infirmiers en pratique avancée au CHU de Poitiers, Maud répond : « Cela nous met une grande pression sur les épaules parce que nous devons faire nos preuves, montrer tout l’intérêt de cette nouvelle fonction, prouver que nous avons notre place au sein de l’hôpital et que nous allons vite devenir indispensables au sein du parcours du patient. Mais, comme nous sommes les premiers, on se sent un peu seul parfois sur certaines questions. Ce n’est pas facile de mettre en place quelque chose sans avoir un modèle ou quelqu’un pour nous guider ». Maud se réjouit de l’excellent accueil reçu des soignants et des médecins.

La création du métier d’infirmière en pratique avancée (IPA) répond à des enjeux de santé publique : le vieillissement de la population, la prise en charge des pathologies chroniques, l’organisation du parcours de soins, l’exercice coordonné et la pénurie de démographie médicale. Maud Brechet est l’un des deux infirmiers du CHU de Poitiers récemment diplômés IPA. Après plusieurs années de travail en tant qu’infirmière diplômée d’Etat, elle a suivi la formation d’infirmière en pratique avancée. Elle explique pourquoi et ce que cela représente pour elle.Read MoreNon classifié(e)Site du CHU de Poitiers

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Actualités

Une formation d’aide-soignant à Châtellerault dès la rentrée 2022

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L’institut de formation des aides-soignants du CHU de Poitiers

L’institut de formation des aides-soignants (IFAS) fait partie des 44 IFAS de la région Nouvelle-Aquitaine. Il est administré par le CHU de Poitiers qui reçoit une subvention annuelle de fonctionnement et d’équipement pour l’ensemble des écoles et instituts de la Région Nouvelle-Aquitaine. L’Agence régionale de santé garantit le suivi et le contrôle des formations. La Direction régionale de l’économie, de l’emploi, du travail et des solidarités valide les formations et délivre les diplômes. Dirigé par Corinne Milon, sous la responsabilité de Jannick Grand, coordonnateur général des instituts de formation paramédicale, l’IFAS assure la formation initiale des aides-soignants dont l’objectif est de former des professionnels de santé compétents dans les divers lieux d’exercice du métier : établissements publics, privés, médico-sociaux ou à domicile. Il dispose aujourd’hui d’un agrément régional permettant d’accueillir 130 élèves par promotion. L’ensemble de la formation comprend 44 semaines (1540 heures) d’enseignement théorique et clinique, dont 22 semaines en institut (770 heures) et 22 semaines en stage (770 heures). Il est important de préciser que l’IFAS du CHU de Poitiers s’inscrit dans les lignes directrices fixées par le schéma régional des formations sanitaires et sociales. Elles préconisent un accès facilité à la formation, en proposant un parcours partiel compacté. Le pourcentage de réussite à l’IFAS est significatif avec 92 % d’étudiants ayant obtenu le diplôme d’Etat d’aide-soignant parmi la promotion 2019-2020. Et les retours des élèves sur la formation suivie est relativement positive puisque sur une échelle de 1 à 10, ils ont majoritairement noté entre 8 et 10 l’ensemble des indicateurs soumis.

Dès la rentrée de septembre 2022, une formation d’aide-soignant sera proposée sur le site hospitalier de Châtellerault. Le CHU de Poitiers a reçu, en effet, l’accord pour l’ouverture d’une antenne délocalisée de l’Institut de formation d’aide-soignant sur le territoire châtelleraudais. L’objectif est de faciliter l’accès à la formation et à l’emploi sur ce bassin de la Vienne. Le projet a reçu un soutien fort de la commune de Châtellerault, du Conseil départemental de la Vienne, de la région Nouvelle-Aquitaine et également des professionnels de Châtellerault. Le recrutement d’un formateur et d’une secrétaire est en cours afin de pouvoir accueillir 22 étudiants à la rentrée prochaine. Le CHU de Poitiers est satisfait de pourvoir ainsi aux besoins en formation sur le Châtelleraudais.Read MoreNon classifié(e)Site du CHU de Poitiers

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Santé

Service de médecine de la reproduction : le CHU parmi les meilleurs centres d’AMP

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Le service de médecine et de biologie de la reproduction propose aux couples toutes les techniques d’assistance médicale à la reproduction ainsi que la préservation de la fertilité féminine et masculine. L’activité principale du centre est le diagnostic de l’infertilité qui comprend la recherche de la cause ainsi que son traitement par la réalisation des différentes techniques d’assistance médicale : stimulation simple ou induction d’ovulation, insémination intra-utérine, fécondation in vitro classique, fécondation in vitro avec ICSI, prélèvement chirurgical de spermatozoïdes et vitrification embryonnaire. L’objectif premier des spécialistes est de répondre de façon personnalisée et cohérente à la demande des couples. Pour offrir une prise en charge globale optimale, l’activité de soin est assurée par une équipe regroupant plusieurs spécialités : cliniciens gynécologiques, biologistes, sage-femmes, techniciennes de laboratoire, psychologue, anesthésistes, secrétaires et chirurgien gynécologues. Le regroupement en un seul lieu des activités cliniques et du laboratoire favorise les échanges entre les gynécologues et les biologistes, point fort qui a été souligné par l’agence régionale de santé. L’organisation et le fonctionnement du centre permet d’offrir une prise en charge humanisée dans des délais relativement courts, le délai de prise de rendez-vous étant de moins de trois semaines. Depuis plusieurs années déjà, les résultats basés sur les indicateurs de suivis définis par l’Agence de la biomédecine, le situent dans les premiers des 102 centres français d’AMP. Les derniers chiffres publiés en 2021, chiffres qui datent de 2019, sont plus qu’éloquents. Un très bon résultat en ce qui concerne les grossesses par insémination avec 26,5% contre 13% de moyenne en France. Alors qu’au niveau national le taux de grossesses gémellaires suite à une AMP est de 9,1 %, il n’est que de 4,2 % au CHU de Poitiers, ce taux étant un indicateur important de l’efficacité d’un centre. Le taux de naissances par FIV est de 49,6% alors que la moyenne nationale est de 28,4%. Et c’est dans ce contexte d’efficience que le service de médecine et biologie de la reproduction poursuit son activité sans appréhender les effets de la loi de bioéthique.

Pour plus d’informations sur le service médecine et de biologie de la reproduction

Les résultats 2019 publiés par l’Agence de la biomédecine

Après plusieurs années de fonctionnement, les résultats du service de médecine et de biologie de la reproduction placent le CHU de Poitiers parmi les premiers centres français pour l’ensemble des indicateurs de suivis de l’agence de la biomédecine.Read MoreNon classifié(e)Site du CHU de Poitiers

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Don de lait maternel : don vital pour les bébés prématurés

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Le lactarium du CHU de Poitiers

Les lactariums ont pour missions de collecter, analyser, traiter, conserver et distribuer le lait maternel. Il en existe deux sortes. Les premiers sont dits à usage interne, le lait étant collecté d’une mère pour son propre enfant hospitalisé dans l’établissement. Dans les seconds, dits à usage interne et externe, le lait collecté est destiné aux enfants prématurés hospitalisés dans l’établissement mais également aux enfants hospitalisés dans d’autres hôpitaux. Leurs missions sont plus larges parce qu’ils doivent gérer le surplus de lait maternel collecté à l’hôpital ainsi que le lait de donneuses anonymes à domicile. Le Lactarium du CHU de Poitiers est à usage interne et externe. Il collecte, traite, conserve et assure la distribution du lait au sein même de l’hôpital ainsi que vers d’autres établissements qui n’en ont pas suffisamment ou bien qui n’ont pas de lactarium tels que celui de Niort, de Saintes ou de Marmande. Cela représente environ 140 donneuses par an, 600 litres de lait traités par an mais plus de 1000 litres collectés. Et, contrairement à d’autres lactariums, celui du CHU de Poitiers ne connait pas de pénurie de dons de lait maternel. « Nous sommes un petit lactarium. Nous distribuons du lait à environ 200 bébés par an. Mais nous récoltons tellement de lait que cela nous permet de le donner à d’autres lactariums pour les enfants hospitalisés. C’est une denrée tellement rare, un médicament, qu’il ne faut pas qu’il y ait de perte » se réjouit le Dr Charlotte Lucas, médecin pédiatre coordinateur du lactarium. « Rien que depuis le début de l’année 2022, nous avons déjà envoyé 130 litres de lait au lactarium de Marmande », rajoute Magali Mergault, infirmière coordinatrice au lactarium du CHU de Poitiers.

Le lactarium : un cadre très réglementé

A l’instar des établissements de don de sang, le don de lait tout comme les lactariums sont soumis à un cadre législatif très strict avec un cahier des charges précis de règles de bonnes pratiques de fonctionnement. Avant les dons, les mamans, anonymes ou non, suivent un entretien médical et font un test sérologique pour vérifier qu’il n’y ait aucune contre-indication ou risque de transmission de virus à l’enfant. Le lait est collecté dans des flacons transférés ensuite au lactarium. En ce qui concerne les dons anonymes, les donneuses doivent indiquer sur une étiquette la date et l’heure du tirage de lait avant de placer le flacon dans le congélateur pour leur conservation. Lorsque les flacons arrivent au lactarium, ils sont désinfectés pour éviter toute contagion environnementale. Puis, ils sont placés dans des congélateurs qui permettent de les maintenir à température stable.

« Le lait est une matière vivante qui présente le risque de contamination bactérienne. C’est pourquoi il est important de respecter la chaîne du froid avec une conservation du lait à température constante », explique le Dr Lucas. Lorsqu’il y en a une quantité suffisante, le lait maternel est pasteurisé c’est-à-dire qu’il est chauffé pour éliminer différents types de micro-organismes. Des analyses bactériologiques sont effectuées avant et après la pasteurisation afin d’avoir des résultats conformes aux règles législatives et ainsi assurer une sécurité optimale du produit. Le lait est ensuite délivré aux enfants tout comme peuvent l’être d’autres traitements médicamenteux. « Ce cadre très réglementaire est essentiel dans le don du lait maternel. Nous devons être absolument certains que le lait ne représente aucun risque pour les bébés surtout pour les plus fragiles », précise le Dr Lucas.

Faciliter les dons de lait maternel

Le CHU de Poitiers a mis en place toute une organisation logistique pour faciliter les dons de laits maternels. Une maman à domicile, qui décide de faire un don de lait anonyme, contacte le lactarium du CHU de Poitiers qui réalise un entretien téléphonique afin de savoir si elle est éligible au don puis lui fait parvenir des prescriptions pour un entretien médical auprès de son médecin général ou sa sage-femme ainsi que pour un test sérologique. Si elle ne présente aucune contre-indication pour donner son lait, le personnel du lactarium lui fait parvenir par courrier le matériel nécessaire pour la collecte et la conservation du lait : une prescription pour la location d’un tire-lait si elle n’en a pas (totalement pris en charge par la sécurité sociale) et des flacons avec des étiquettes pour collecter le lait. Lorsque la donneuse dispose d’un stock de lait conservé en congélateur, un chauffeur du CHU de Poitiers se rend à son domicile pour le récupérer et l’acheminer jusqu’au lactarium. « C’est évidemment une grande charge d’activité et d’organisation logistique. Mais il ne faut pas que ce soit trop compliqué parce qu’en général les mamans qui donnent leur lait ont déjà leur enfant à prendre en charge. Il faut vraiment leur faciliter la vie et éviter qu’elles n’aient à se déplacer à l’hôpital » souligne le Dr Lucas. L’équipe du lactarium est composée de deux médecins pédiatres en alternance, les Dr Charlotte Lucas et Dr Lorraine Piguel, de deux infirmières puéricultrices en alternance également, Magali Mergault et Patricia Renault, de trois auxiliaires de puériculture, Valérie Baillon, Eve Dumasy, Elodie Lamarche, et d’une cadre supérieure de santé, Agnès Charrier. Toutes travaillent au quotidien pour promouvoir l’allaitement maternel, soutenir les parents dans leur démarche et pour garantir un lait maternel ne présentant aucun risque pour les bébés prématurés. Parce que le lait maternel est le seul aliment qui peut être donné aux enfants prématurés ; parce qu’il est vital pour les plus bébés nés avant 34 semaines et pesant moins de 1,8 kg, n’hésitez pas à donner.

On ne le sait pas encore suffisamment mais le lait maternel peut sauver la vie des bébés. Aliment primordial pour assurer la croissance et le développement d’un nourrisson, il se révèle vital pour les bébés nés avant 34 semaines et pesant moins de 1,8 kg. Au CHU de Poitiers, le lactarium collecte traite, conserve et assure la distribution du lait maternel aux enfants prématurés hospitalisés dans l’établissement mais pas seulement. Présentation d’un service encore trop méconnu.Read MoreNon classifié(e)Site du CHU de Poitiers

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